Et avec sa queue il frappe

« Spectacle inducteur de dialogue »

La Compagnie du jour propose aux centres de détention l’action « Spectacle inducteur de dialogue », dont l’objectif est d’amener les détenus vers la réflexion en partant d’un point de départ commun et ludique : un spectacle. S’appuyer sur un spectacle permet ainsi à la fois de donner un exemple sur lequel appuyer la réflexion et de créer une distance avec l’objet de la réflexion afin d’éviter de rentrer dans des « débats passion » stériles.

L’objectif est de proposer aux détenus des temps de réflexion ludiques pour leur permettre de poser un autre regard sur un élément central : le rapport à l’autre et au monde. Plus précisément, l’intervention portera sur :
• sensibiliser les détenus aux oeuvres théâtrales ;
• libérer la parole et amener à la réflexion individuelle et collective sur des thématiques majeures ;
• développer sa capacité à exprimer sa pensée et à interagir avec les autres.

Cette activité peut s’appuyer sur différents spectacles ou lectures-spectacles. Le spectacle principal actuellement proposé est un monologue intitulé Et avec sa queue il frappe, de Thomas Gunzig, interprété par Henri Thomas et mis en scène par Karim Troussi.

Synopsis:
Comment Bruce Lee participe-t-il à la construction identitaire d’un adolescent introverti ? Un père raconte son adolescence à son fils de sept ans, celle d’un gosse mal dans sa peau qui prend conscience du monde et trouve ses règles de vie dans le cinéma de genre.

La pièce se présente comme une leçon de vie d’un père à son fils ; une transmission de méthodes « d’auto-défense » entre un ancien et un nouveau « bizuts ». Comment s’en sortir quand on n’a pas les moyens de s’en sortir ? ou comment Bruce Lee participe-t-il à la construction identitaire d’un adolescent introverti et socialement isolé ?
C’est donc, avant tout, une pièce sur l’éducation et la perception de soi (ou la construction de l’identité). Le personnage se raconte, lui, enfant d’une famille morose et repliée sur elle-même (maison sombre et triste, musique baroque en fond sonore et journal de Mickey pour seule distraction), incapable de lui donner les références comportementales et culturelles nécessaires pour s’intégrer à la toile complexe des interactions sociales, dont l’école est un prisme grossissant qui peut être dangereux pour une identité en train de se construire.

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